joue
joue
n.f. [ p.-ê. d'origine gaul. ]JOUE
(joû) s. f.HISTORIQUE
- XIe s. La destre joe [il] en a tute sanglante [, Ch. de Rol. CCLXXXVII]
- XIIe s. Les jodes des leuns fraindrat [brisera] li sire [, Liber psalm. p. 75]
- XIIIe s. Uns rainsiaus [rameau] l'ot ateinte parm, sa destre joue [, Berte, XXXIII]
- XVe s. Bouciquaut ne pleuroit point, ains tenoit sa main soubs sa joue comme tout pensif [, Boucic. I, 3]
- XVIe s. .... Les faisant garder par deux soldats qui avoient toujours le mousquet en joue [D'AUB., Hist. II, 431]Saquenai eut le cœur arraché, on lui en battit les joues à la mode d'Angleterre [ID., ib. III, 505].... Dont le profit revient à ceux qui manient les deniers, et s'en donnent par les joues [, Sat. Mén. p. 176]Ah ! ne me dictes point d'injure, Ou je vous donray sus la joue ! [, Rec. de farces, etc. p. 169]Mal joue qui quiert la joue [COTGRAVE, ]
ÉTYMOLOGIE
- Berry, jotte ; anciennement, dans la marine, jotte, la joue d'un vaisseau ; provenç. gauta ; catal. galta ; ital. gota ; Modène, golta ; Coire, gaulta ; bas-breton, gaved ; angl. jaw, que les étymologistes tirent du français joue. D'après Diez, le radical est le latin gabata, jatte, d'où l'imagination populaire tira, par comparaison, le nom de la joue. Il montre que ce qui rend très probable cette étymologie, c'est la forme provençale gauta, qui représente gabata ou gab'ta (gabata a yant l'accent sur ga), comme paraula représente parabola, parabla. Il ajoute que le bas-breton, qui est emprunté, vient en pleine confirmation. Dans le français la forme primordiale est jode (conservé dans le Berry jotte) ; d'où joe ou joue. Quelques dialectes ont, comme on voit, une l épenthétique.
joue
Fam., Donner sur la joue à quelqu'un, Lui donner un soufflet.
Tendre la joue, Présenter la joue. Cet enfant vous tend la joue pour que vous l'embrassiez. Tendre l'autre joue, Accepter, par humilité chrétienne, un redoublement d'outrages.
Mettre, coucher en joue, Ajuster son fusil et viser, pour tirer sur quelqu'un, sur un animal. Il mit le bandit en joue. J'ai couché ce lièvre en joue. Elliptiquement, dans les commandements militaires, En joue, feu.
En termes de Marine, il désigne la Partie arrondie de la coque d'un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l'étrave. Ce vaisseau a la joue forte.
jouë
La Jouë, Mala malae.
Toute la joue comprenant depuis le sourcil jusques au menton, Gena genae.
joue
Il luy en bailla parmi les joues, Scyphus Marco Agrippae a temulento Cicerone Marci filio impactus est, B. ex Plinio.
joûe
JOûE, s. f. [1re lon. 2ee très-muet.] La partie du visage de l'homme, qui s'étend depuis les tempes et le dessous des yeux jusqu'au menton. "Joûe droite: joûe gauche. "Avoir les joûes enflées, creûses, vermeilles, etc. = On dit, proverbialement, s'en doner par les joûes, manger son bien en débauches. Voy. COUCHER.
joue
Wange, Backe, Dreistigkeitcheekwang, kaak, koon, boeg [schip]לחי (נ), לְחִיwangбузаgaltakindvangomejillaposkiorcaguancia, ganasciakinnbochecha, facekindщокаμάγουλο, βούκκαщекаخَدّtvářobrazほお뺨policzekแก้มyanakmá脸颊 (ʒu)nom féminin