passe
1. passe
n.m. [ abrév. ]2. passe
n.f.passe
(pɑs)nom féminin
passe
(pɑs)nom masculin
passe
(pɑs)nom masculin
PASSE1
(pâ-s') s. f.HISTORIQUE
- XIVe s. Icellui Philippot prist un baston à terre, qui ilec estoit gisant, et faisoit criée et passe de leur jeu [DU CANGE, passarela.]
- XVe s. Ung jeu appellé la passe, au quel jeu on joue avecques javelines [ID., ib.]Se aucun veult faire drap, entre drap et demi drap, il sera tenu mettre au bout du demi drap une boutiere ou passe [ID., passata.]
ÉTYMOLOGIE
- Voy. PASSER.
PASSE2
(pa-s') s. f.ÉTYMOLOGIE
- Lat. passer, moineau.
passe
Mot de passe, Mot convenu qu'il faut connaître et qu'il faut dire pour pouvoir passer dans un endroit gardé. Faute d'avoir le mot de passe, il dut revenir sur ses pas.
PASSE signifie aussi Endroit par où l'on passe.
Il se dit spécialement dans ce sens en termes de Marine pour désigner une Sorte de chenal que les bâtiments peuvent suivre sans échouer. On peut entrer dans ce port par deux passes. Ce pilote connaît bien les passes.
Fig. et fam., Être en passe d'avoir quelque emploi, quelque charge, etc., Être dans une position favorable pour l'obtenir. Il est en passe de devenir officier.
Fig., Être dans une bonne passe, dans une mauvaise passe, Être dans une bonne, dans une mauvaise situation.
En termes d'Imprimerie et de Librairie, Passe, main de passe, Main de papier qu'on délivre à l'ouvrier imprimeur en sus de chaque rame, pour servir à la mise en train et pour suppléer aux feuilles qui seraient défectueuses. La passe a produit douze exemplaires de plus que les cinq cents exemplaires demandés. Volumes de passe, Volumes tirés en plus du chiffre prévu.
PASSE désigne, en termes d'Escrime, l'Action par laquelle on avance sur l'adversaire, en faisant passer le pied gauche devant le pied droit. Faire une passe sur quelqu'un.
En termes de Danse, il désigne un Mouvement du corps particulier à quelques figures.
Il se dit aussi des Mouvements qu'un magnétiseur fait avec les mains, soit en touchant légèrement la personne qu'il magnétise, soit à distance d'elle.
Il se dit encore de la Partie d'un chapeau de femme qui est attachée à la calotte et qui abrite le visage.
Maison de passe, Maison servant à des rendez-vous clandestins.
passé
Il signifie aussi Ce qui a été fait ou dit autrefois. L'Évangile nous recommande d'oublier le passé quand il s'agit de nos ennemis. Ne parlons plus du passé.
En termes de Grammaire, PASSÉ se dit de Plusieurs temps du verbe exprimant une action qui a eu lieu, ou un état qui a existé dans un temps écoulé par rapport au moment ou l'on parle. Passé antérieur. Passé défini. Passé indéfini. Voyez ANTÉRIEUR, DÉFINI, INDÉFINI. Adjectivement, Participe passé. Voyez PARTICIPE.
PASSÉ se dit aussi d'un Point de broderie où la soie ou le coton passent en dessus et en dessous de l'étoffe. Broderie au passé.
passé
Du passé, est de ce qui s'est passé, De rebus quae transactae sunt quae extiterunt, comme, Il ne faut plus faire mention du passé, Rerum anteactarum amnêstia agitanda est.
pâsse
PâSSE, s. f. [Pâce: 1re lon. 2e e muet.] En termes d'Escrime, l'action par laquelle on pâsse sur celui contre qui on fait des armes. = Aux jeux de billard et de mail, l'archet ou porte par laquelle il faut faire pâsser sa bille ou sa boule. "Être, se mettre, venir en pâsse. "Fig. (style fam.) Être en pâsse, en état de: "Il est en pâsse de devenir Évêque, Maréchal de France. "Son mérite, sa naissance le mettent en pâsse de, etc. "Il est en pâsse de faire fortune. "Il est en belle pâsse. RÉFLEX. = Quelqu'un a dit d'un grand homme: "Il auroit vu ses fils en pâsse de le remplacer. L'expression n'est pas assez noble pour le discours soutenu. = Il ne régit point les noms.
* Et la faveur du Duc, où je me vois en pâsse,
Du Prince, dans son tems, m'anonce la disgrâce.
Du Cerc.
PâSSE, adv. À~ la bonne heure. "Pâsse pour cela! Pâsse pour la première fois. "Pâsse encore, si je n'étois que fessé: je l'ai été chez les Bulgares. Volt.
Qu'un sot afflige nos oreilles,
Pâsse encor, ce n'est pas merveilles;
Le don d'ennuyer est son lot.
Mais Dieu préserve mon ouïe
D'un homme d'esprit, qui m'ennuie;
J'aimerois cent fois mieux un sot.
PâSSE entre dans la composition de quelques mots. = Pâsse-dix, jeu qui se joue avec trois dés, où celui-là gâgne, qui amène plus de dix. = Pâsse-droit, grâce qu'on acorde à quelqu'un contre le droit, sans tirer à conséquence. = Il se dit sur-tout quand c'est au préjudice d'un aûtre. Voy. COMPèRE, à la fin. Voy. plus bâs: Pâsse-fleur, Pâsse-parole, Pâsse-partout, etc.
pâssé
PâSSÉ, ÉE, adj. [Pâcé, cé-e: 1re lon. 2e é fer. long au 2e.] Il ne se dit qu'avec les mots qui expriment le tems: le mois pâssé, l'année pâssée. "Le tems pâssé n'est plus, dit Racine dans Athalie. = S. m. "Le pâssé, le présent et l'avenir; tout trouble, tout désole le pécheur à l'heure de la mort. = Remarquez pourtant que quoique pâssé soit substantif dans de pareilles phrâses, il n'a pas le droit des autres noms, de pouvoir se combiner avec des pronoms; et que, quoiqu'on dise, le pâssé, on ne dit pas, un pâssé, ce pâssé. "Daignez oublier (ô mon Dieu) un pâssé, qui me fait rougir et qui vous offense. P. Griffet, Ann. du Chrét. — Pâssé, partic. ne s'emploie point adjectivement. * "Parmi les infortunes des Anglois, qui s'étaient acrûes, le peu d'afection pour le Gouvernement, et le caractère de perfidie, pâssé jusque parmi la Noblesse, n'étoient pas les moins dangereux. Hist. d'Angl. — Je crois qu'il faut dire, qui avait pâssé, etc.
PâSSÉ, tems des verbes. Voy. Prétérit.
PâSSÉ, prép. Excepté. "Pâssé ce point, l'inconu devient un père absolument hors d'oeuvre dans la caûse. Linguet. = Au de-là: "Pâssé le 60e degré de longitude et avant le 25e de latitude, point de blé ni de pain. Id. "Pâssé ce degré (de parenté) les femmes n'ont aucune préférence. Moreau.
passe
passpasse
מסירה (נ)passe
kanaal, pass [sport], strijkbeweging van een magnetiseur, trek [dier], uitval [schermen], vaargeul, vluggertje, wip, passpasse
Passpasse
паролаpasse
密碼passe
heslopasse
lösenordpasse
[pɑs]être dans une mauvaise passe → to be going through a bad patch
être dans une bonne passe → to be in a healthy situation