Classement 2025
23/ 180
Score : 77,35
Indicateur politique
26
72,46
Indicateur économique
34
58,06
Indicateur législatif
17
83,24
Indicateur social
20
81,51
Indicateur sécuritaire
28
91,50
Classement 2024
30/ 180
Score : 76,01
Indicateur politique
31
68,96
Indicateur économique
36
59,72
Indicateur législatif
14
81,73
Indicateur social
30
79,56
Indicateur sécuritaire
33
90,08

La polarisation politique se reflète dans les médias, qui brouillent dangereusement la frontière entre l’information et l'opinion. La liberté de la presse est également menacée par une augmentation des procédures-bâillons (SLAPP) et les pressions de certains politiques sur des journalistes. L'engagement du gouvernement à l'égard du Règlement européen sur la liberté des médias (EMFA) doit encore se concrétiser. 

Paysage médiatique

Sur le plan national, le marché espagnol se caractérise par une grande concentration des médias. Les groupes privés de médias audiovisuels Atresmedia et Mediaset, et le groupe audiovisuel public RTVE monopolisent le marché. Sur le plan régional, le secteur est marqué par la forte présence des médias publics réunis dans la Fédération des organismes ou entités de radio et télévision régionaux (FORTA), ce qui multiplie le risque d'ingérences politiques. La diversité dans le secteur de la presse écrite est plus importante.

Contexte politique

Incitée par la polarisation de la société espagnole, une partie des médias remplace de plus en plus l’information par l’opinion. Le gouvernement de Pedro Sánchez s'est engagé de façon ferme à appliquer le règlement européen sur la liberté des médias (EMFA) et à lutter contre la désinformation. Il a approuvé un ensemble de mesures relatives à la transparence de la propriété des médias et des recettes publicitaires publiques, au secret professionnel, à l'accès public à l'information et à la réforme de l’autorité nationale de régulation des médias. Il reste à voir comment ces mesures seront mises en œuvre.

Cadre légal

Les plans du gouvernement pour mettre en œuvre le règlement européen sur la liberté des médias (EMFA) sont ambitieux, mais dépendent d'alliances parlementaires fragiles. En outre, la modification par décret de la majorité requise au Parlement pour élire le conseil d'administration de RTVE et la désignation de cet organe de gestion du radiodiffuseur public conçu sur mesure par le gouvernement et ses alliés parlementaires sont contraires à l'esprit de la législation européenne. En revanche, l'annonce de mesures contre les procédures-bâillons, l'abrogation des articles les plus controversés de la “loi bâillon” et la dépénalisation des délits d'opinion constituent de bonnes nouvelles.

Contexte économique

Dans le cadre de son projet d’application du règlement européen sur la liberté des médias (EMFA), le gouvernement a annoncé qu'il luttera contre la forte concentration qui affecte l'écosystème médiatique espagnol, et qu'il approuvera une aide de 100 millions d'euros pour favoriser la numérisation des médias. Le changement de modèle économique, qui menace la soutenabilité du secteur, a mené la profession journalistique espagnole à une situation de précarisation désormais chronique.

Contexte socioculturel

Dans une société espagnole tolérante et ouverte à la diversité, respectueuse des droits des femmes et de la communauté LGTBIQ+, les journalistes subissent rarement des pressions autres que celles venant des autorités. Cependant, la polarisation et la radicalisation croissantes de l’opinion publique se traduisent par un climat d'hostilité à l'égard des journalistes, l'une des professions les moins appréciées par les Espagnols. 

Sécurité

L’essor de l'extrême droite et sa visibilité sur les réseaux sociaux ont entraîné une augmentation du cyberharcèlement, bien que les attaques contre les journalistes sur le terrain aient diminué par rapport aux années précédentes. Le parti d'extrême droite Vox continue de diffuser de fausses informations et d’empêcher les journalistes d'assister à ses événements. Les attaques provenant de l'entourage de la présidente de la région de Madrid, notamment les menaces et les fausses informations de son chef de cabinet et le procès pour diffamation entamé par son conjoint contre plusieurs journalistes, portent gravement atteinte à la liberté de la presse.

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